Peut-on être vegan et performant à la course ?

C’est la grande mode du moment, le véganisme. Avec le sans gluten, c’est une grande tendance culinaire mais presqu’aussi culturelle. Ainsi de nombreuses stars affichent fièrement leur véganisme. De l’acteur Joaquin Phoenix, vu notamment dans Walk the Line, à la superstar du poker Daniel Negreanu, de nouvelles recrues affluent chaque jour.

Etre végan, qu’est-ce que c’est exactement ?

On pourrait définir ce mode de vie comme étant du végétarianisme plus plus. En gros, vous ne mangez pas de viande, mais plus globalement vous ne consommez aucun produit issu de l’exploitation animale. En somme, c’est également non aux canapés en cuir ainsi qu’à la pratique de l’équitation.

Au niveau alimentaire, un végan est un végétarien qui ne mange pas de fromage ni d’œuf. Le sportif a, depuis l’éclosion du phénomène, eu du mal à sauter le pas. Dans notre inconscient à tous, performance est souvent synonyme de régime carné. Du coup, même si les avis divergent sur le sujet, essayons d’apporter des points d’éclairage à la réponse à cette fameuse question : peut-on être végan et rester compétitif au running ?

Les protéines, on a du mal à s’en passer. C’est le blocage absolu. Le débat entre végan et amateur de côtes de proc se résume en gros à ça. Pour être performant, faut-il absorber des protéines animales ?

La réponse semble un peu complexe. À première vue non, même si cela engendre des désagréments. Les protéines sont les amis de tout sportif. Contrairement à beaucoup d’autres aliments, comme les sucres lents ou les hydrates de carbone, il est l’ami du muscle et de son renforcement. C’est un carburant inégalé pour ce dernier.

Les ennemis des végétariens donnent souvent d’ailleurs un exemple très parlant : les performances des athlètes indiens aux Jeux Olympiques. Près d’un milliard d’habitants et guère plus de quelques médailles à chaque Olympiade. Il peut être substitué par les protéines végétales, mais cela implique un régime alimentaire très strict. Il faut en ingurgiter un grand nombre tous les jours. Notamment de fèves et des haricots, considérés comme les premiers fournisseurs.

Difficile mais pas impossible. Les expériences se multiplient ainsi dans ce sens. Patrick Baboumian, un athlète vegan a ainsi battu le record du monde du plus lourd poids porté en distance en 2013. Comme l’absorption de protéines animales semble encore plus nécessaire dans des épreuves athlétiques de force, tout semble alors possible !

Et pour le running ? 

Le sport qui nous intéresse ici, le running, est l’effort typique d’endurance. C’est d’ailleurs plutôt dans ces disciplines que les Indiens s’illustrent aux Jeux Olympiques. Concernant ce type d’effort, de nombreux témoignages affluent. La pratique du véganisme semble « purifier » les muscles. La digestion de la viande est très complexe (cela peut prendre 2 à 3 jours) et la redistribution de l’énergie aux muscles s’en retrouve forcément complexifiée elle-aussi. Votre muscle semble plus raffermi, plus réactif, en somme en meilleure santé.

Observer tous ces témoignages semble nous faire arriver à la conclusion suivante : le véganisme fait perdre de la puissance au muscle mais lui fait gagner en consistance. La pratique du véganisme ne semble donc pas contre indiquée pour les runners. Il semble ainsi évident qu’une star mondiale comme Christiano Ronaldo en football ou Steph Curry en basket s’affichant végan ferait une publicité sans précédent à cette pratique.

Vous êtes tentés par cette pratique mais voulez également continuer à être performant en course fond, cela semble être possible : de nombreuses protéines végétales, notamment les fèves et les haricots et vous pouvez vous lancer. À vos marques, prêt, partez !

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